Maman! Tu n’as plus mal au ventre?

Maman! Tu n’as plus mal au ventre?

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Dans mon précédent article, je vous ai dit que je vous raconterai ma mésaventure du 2ème trimestre. Chose promise chose due.

Fin du deuxième trimestre, le corps me rappelle à ma mission. Je porte un petit bébé et maintenant il va falloir penser à lui aussi… Après des semaines de contractions mais qui s’estompent à chaque fois seules… 28 SA, la nuit qui tombe et c’est parti pour 3 heures de contractions régulières… Je prends du spasfon, j’essaie d’attendre patiemment dans mon lit, j’essaie de m’endormir. Rien à faire, elles sont toujours là. Il est minuit quand je me décide à appeler la maternité… Je dois y aller, mais je vais y aller seule car il faut que mon amoureux reste avec notre petit chou. J’appelle un taxi, je prends mon dossier de maternité (pensant rentrer chez moi dans les 2 heures) j’arrive le monitoring démarre et là pas d’interruptions… Encore 1heure de contractions, puis 2 heures… On me donne un traitement pour les stopper, elles s’apaisent mais ne s’arrêtent pas. Je vais devoir rester un peu plus que prévu. Je monte en chambre, j’en ai pour 48h c’est long, mon amoureux travaille, et sinon il s’occupe de Petit Chou, je ne vivrais pas très bien ce moment-là. D’ailleurs je pleure, pas forcément car j’ai peur pour nous, je fais confiance à bébé L, il me fait des blagues mais n’a aucunement envie de sortir maintenant, mais car je suis seule et que je laisse mon petit chou et ça c’est un vrai déchirement.

Je rentre à la maison, mais je ne dois faire que du lit-canapé. Pas d’escaliers (pratique quand on habite dans un duplex), pas de voiture, pas de marche, pas de port de charge rien… Rester allongée… Le temps est long, tellement long mais heureusement pour moi mon amoureux travaille depuis chez nous, une sage-femme pleine de bienveillance me rassure beaucoup sur ce qu’elle pense elle de mon état, j’échange avec mes amies, je papote avec des mamans ayant connu cette période sur IG (il n’y a pas à dire les réseaux sociaux dans ces cas là ça aide énormément) et puis je dors, je ne fais rien. J’attends le retour de mon petit chou le soir avec impatience, je rêve d’aller le chercher à la crèche.

Notre relation est très forte avec Petit Chou et il faut apprendre à composer pour lui avec une maman un peu absente et pour moi avec ce que cela me renvoie. Une maman absente, ce que je me suis toujours refusé à être. Alors on joue dans le lit, on fait de la pâte à modeler, il vient regarder un dessin animé avec moi au lit. Il prend finalement son bain à l’étage je ne suis pas là mais je l’entends c’est doux, on raconte les histoires du soir dans mon lit, je le vois depuis ma fenêtre s’occuper de son mini potager. Il est doux mon petit garçon. Il veille à ce que je prenne bien mes cachets,  il me dit « bientôt tu n’auras plus mal au ventre maman? » je lui promets que oui : du fer, du magnésium, de l’homéopathie pour me calmer un peu, du Chrono Adalate pour les contractions, du Spasfon pour quand elles surviennent malgré tout. Une véritable pharmacie et mon Petit Chou qui veille au grain.

15 jours plus tard, visite de contrôle chez mon obstétricien. La sage-femme avait été rassurante déjà j’espérais avoir le droit de me lever. Là, la stupéfaction de son côté, je suis alitée, avec un traitement médicamenteux pas anodin visiblement alors que je ne suis pas en MAP. Oui je contracte, mais je peux arrêter l’Adalate et surtout me lever… Je me souviendrai toujours de son « Mais vous allez finir sénile à rester allongée, je ne suis pas du tout d’accord avec ce traitement ». Son mot d’ordre, vivez au ralenti mais vivez. Finalement ce que me laissant comprendre la sage-femme. Evidemment sur le coup j’étais un peu fâchée mais en même temps je comprends. Lors de mon séjour à la maternité je n’ai pas vu quelqu’un qui connaissait mon dossier, mon obstétricien était absent, il fallait prendre le plus de précautions possibles pour que cette grossesse se déroule bien. Stupéfaction et colère ont vite été balayées par la joie de pouvoir sortir, marcher sans avoir peur et surtout la perspective d’aller chercher mon Petit Chou le soir même à la crèche.

Mon plus beau cadeau : le voir arriver vers son papa et moi, crier maman et papa, sauter dans les bras de son père et m’attraper par le cou pour notre rituel « câlin collectif » et sa question « Alors maman ça y est tu n’as plus mal au ventre? »

Depuis ce jour, mes contractions ont considérablement diminuées, j’en ai encore moins que lorsque j’étais sous Adalate. Ma sage-femme et mon obstétricien m’ont expliqué que je devais être de ces femmes sujettes aux contractions pendant la grossesse, et que j’avais vécu une période de contractions entre 28 et 32SA pour faire grandir mon utérus et laisser de la place à mon bébé. Bébé L bouge sans cesse et notre petite maison a quasiment retrouvé ses bonnes habitudes d’avant.

Vous avez eu à rester alitée pendant votre grossesse ou du moins à baisser considérablement le rythme? Racontez moi j’ai hâte que l’on partage nos expériences.

Une réflexion sur “Maman! Tu n’as plus mal au ventre?

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